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PAYS DE TAFRAOUT
ADTPT
Association
de Développement Touristique
du Pays de Tafraout.
Contact
:
Ibarahen Abderrahman
Directeur de l’association
Tel : 0633501509
Email : paysdetafraout@gmail.com
Adresse
postale :
BP 177 Tafraout Cp 85450 Maroc
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FICHE
TECHNIQUE
Dénomination
:
Association
de Développement Touristique du Pays de Tafraout.
Etendue géographique :
Cercle
de Tafraout, comprenant les 6 communes rurales (Ammeln, Tahala,
Tarsouate, Tasrirte, Affela Ighir, Ait Ouafka) et la commune urbaine
de Tafraout.
Objectifs
:
L’Association
de Développement Touristique Du Pays Tafraout a pour objectifs
:
la définition et la mise en place, au niveau local, d’une
vision de développement touristique durable et responsable
en cohérence avec les politiques locales, provinciales,
régionales et nationales mise en œuvre, en phase avec
les attentes de la clientèle régionale et internationale
et qui portera sur les points suivants :
1/ L’aménagement et le développement d’équipements
touristiques, la valorisation et l’organisation de l’offre
touristique :
- En valorisant une offre touristique ancrée sur la culture,
le patrimoine historique, l’environnement, le terroir et
en renforçant l’identité du Pays Tafraout.
- En suscitant les initiatives locales privées et publiques
;
- En assistant les collectivités, les prestataires, les
porteurs de projets dans l’étude de faisabilité
et la réalisation de leurs projets de création ou
d’amélioration.
2/ L’animation de tous les partenaires :
- En sensibilisant les élus et les socioprofessionnels
à l’intérêt du développement
de l’économie touristique ;
- En favorisant une dynamique interne et en renforçant
la solidarité intercommunale ;
- En cherchant à fédérer et regrouper toutes
les volontés et toutes les forces concourant au développement
de l’économie touristique.
3/ La promotion et la mise en marché de l’offre touristique
:
- En organisant au niveau du territoire géographique du
Pays Tafraout la dynamique commerciale des professionnels, prestataires
et acteurs de l’activité touristique locale en cohérence
et en coordination, sur les marchés étrangers et
nationaux avec les politiques sectorielles et régionales
mises en place par le ministère du Tourisme ;
- En organisant sur les marchés de proximité, en
cohérence et en coordination avec les professionnels locaux
et les différents intervenants sur le secteur du Tourisme
des actions d’animation et de promotion ;
En assurant une fonction d’interface entre les prestataires
locaux et les organismes de commercialisation privée, parapubliques
ou publiques.
4/ L’accueil et l’information des clientèles
touristiques :
Afin d’éviter le fractionnement de l’information
et de rationaliser les dépenses en matières d’édition,
l’Association contribuera à l’échelle
de son territoire à la mise en place d’une information
homogène et de qualité sur l’offre touristique
locale, de type “Guide du PAYS’ Tafraout ”,
“Carte Touristique”, en concertation avec les différents
intervenants sur le secteur du Tourisme.
Ainsi que la mise en place et la maintenance d’un portail
interactif unique.
PARAPENTE

Les
images des vols effectués récemment à parti de
la montagne d’Idikl à
quelques
kms du centre de Tafraout. Tafraout est une région idéale
pour le parapente.

Images fournies par : Association du
développement touristique du pays de Tafraout
L'association du développement touristique du
pays de Tafraout prévoit le lencement
d'un projet consistant en la mise en palce d'une école de parapente.
Deux français comptent
initier les nationaux et les touristes étrangers aux techniques
de vol libre. Pour
toute information
relative au parapente à Tafraout, veuillez contacter l'association
du développement
touristique du pays de Tafraout par téléphone en composant
le numéro :
+212
0633501509
ou par Email : paysdetafraout@gmail.com


Découvrez le beau paysage et les gros blocs de granite rose
de la ville de Tafraout sise au coeur de l'anti-atlas.
“Le
développement du tourisme à Tafraout est l'affaire
de tous”
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Interview
avec Chantal Guyot, consultante au cabinet de conseil en
tourisme rural Ter' Avenir d'Isère.
LOGO
OFFICIEL DU PAT DE TAFRAOUT ADTPT

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A
ce sujet de développement du tourisme à Tafraout,
le correspondant
du quotidien national d'informations " Libération ",
en l'occurrence Mr. Idriss Ouchagour, a
procédé, le 16 Nov.2009, à une interview avec
Mme, Chantal Guyot ( ter'avenir d'Isère )
chargée de l'élaboration du plan d'action relatif
à la création d'un Pays d'accueil
touristique au centre de Tafraout.
Le
Conseil régional de Souss-Massa-Drâa et le Conseil
général de l'Isère en France ont conclu, en
juin 2008, un accord de coopération décentralisée
dans le domaine du tourisme. Lequel accord porte sur un accompagnement
en matière de conseil et d'études pour établir
des diagnostics et recommandations en vue de la mise en place d'un
plan d'action visant la création d'un Pays d'accueil touristique
(PAT) dans la région de Tafraout. Chantal
Guyot, responsable du cabinet de Conseil Ter' Avenir, missionné
par le Conseil général de la région d'Isère
dans le but de l'élaboration d'un plan d'action pour la mise
en place dudit PAT nous présente une radioscopie de la situation.
Q. Libé: Quelles sont les potentialités
que vous avez recensées dans la région pour établir
votre diagnostic de la situation du secteur touristique à
Tafraout ?
R:
Chantal Guyot : D'abord, le patrimoine naturel diversifié
dont peut se targuer la région. Nous avons réalisé
une petite enquête, en janvier et février, auprès
d'un échantillon de deux cents touristes. Ceux-ci trouvent
sans conteste que les paysages de Tafraout sont particulièrement
grandioses et surprenants. Les montagnes du granit rose qui ceinturent
la ville lui confèrent un paysage époustouflant, presque
unique au monde. Pas très loin, la nature nous offre l'une
des plus belles vallées de l'Anti-Atlas : la vallée
des Amelnes, au pied du Djebel Elkest. Cette dernière, d'ailleurs,
présente un lieu idéal pour les activités de
la randonnée, de l'escalade et de vol en parapente. A
Aït Mansour, vous avez une admirable oasis qui longe les gorges
forgées par les crues de l'oued dont le lit est encaissé
entre ses excentriques montagnes, jusqu'à Aflla Ighir, pour
offrir une merveilleuse boucle de balade. La région peut
se vanter aussi de son patrimoine architectural; une curiosité
qui suscite l'attention des admirateurs du bâti traditionnel.
Les villages foisonnent encore de vieilles maisons montrant des
aspects de constructions impressionnants mettant en exergue le savoir-faire
des aïeux. D'autres gardent toujours leurs forteresses (Iguidars),
témoignant d'un mode d'organisation tribal d'antan, ainsi
que des anciennes medersa (écoles religieuses). Vous avez
aussi ces réseaux séculiers d'irrigation encore jalousement
préservés dans la vallée des Amelnes et Aït
Mansour. Ils renseignent sur les pratiques ingénieuses de
gestion des réserves d'eau et leur exploitation en tant que
richesse collective rare. Tout cela peut se substituer en lieux
d'intérêts touristiques. Sans oublier aussi ces sites
préhistoriques qui abritent des centaines de gravures rupestres
à travers Oukkas, Tazkka, Timertmat… Vous avez d'autre
part un artisanat riche et des produits du terroir en abondance
traités par des coopératives locales: babouches locales
(Tamnayt), vannerie, huile d'argan, amandes… en l'occurrence.
Un atout qu'on doit au patrimoine humain existant qui a su générer
et gérer un savoir-faire séculaire. Bref, de quoi
élaborer un produit touristique capable d'attirer une clientèle
aussi bien nationale qu'étrangère et s'imposer comme
destination incontournable dans l'arrière-pays d'Agadir.
Tafraout attire certes les touristes, sauf qu'on constate que le
secteur tarde à décoller vraiment ! Là vous
touchez les difficultés qui empêchent le développement
réel de la destination. C'est vrai que même avec tous
ces atouts précités, cela ne suffit pas pour avoir
des touristes. Encore faut-il promouvoir ces atouts. En effet, le
premier constat négatif que relève notre investigation,
l’absence d'information touristique. Tafraout fonctionne jusque-là
comme une simple zone de transit, de passage touristique. Les touristes
y viennent en excursion, pour passer au mieux une nuit. Alors que
la région, grâce à ses richesses touristiques,
peut retenir ses visiteurs plusieurs jours. Donc on ressent un manque
flagrant d'information à même de convaincre les touristes
à l'idée de prolonger leur séjour, puisqu'ils
ne savent pas trop quoi faire à Tafraout. L'autre grand problème
qui interfère, est celui de l'infrastructure routière.
Je parle des routes entre Tiznit-Tafraout-Agadir (via Aït Baha).
L'état de ce trajet ne milite pas sincèrement en faveur
de la promotion touristique de la région. Au niveau de l'offre
locale, on a remarqué un manque manifeste de la mise en valeur
des produits : Les accès à certains sites restent
encore à aménager. Les gravures rupestres, par exemple,
ne sont pas facilement accessibles par routes carrossables. Pis,
elles ne sont pas protégées. Elles subissent au quotidien
les conséquences d'actes de vandalisme infligés par
les populations locales et de passage, qui ne sont pas du tout sensibilisées
à leur valeur touristique historique. Dans les montagnes,
les sentiers pratiqués pour le trekking, l'escalade, le parapente…
ne sont pas, ou sont mal, balisés. Du côté du
patrimoine architectural, on déplore que ce dernier s'éclipse
doucement; ce pan-vestige fait d'anciennes constructions qui résiste
encore aux outrages du temps, périclite peu à peu
dans l'indifférence. Dans la ville, pour ce qui est des panneaux
d’information, on enregistre une absence totale d’indications
touristiques.Les touristes, pour trouver certains sites, doivent
se débrouiller comme ils peuvent. Un autre handicap, et non
des moindres, le harcèlement des touristes par des rabatteurs
et faux guides. C'est une nuisance qui fait fuir les touristes en
leur gâchant leur séjour dans la ville. Ce fléau
sape irrémédiablement le secteur. Les opérateurs
nous ont beaucoup parlé de cela et de leurs plaintes qui
sont restées sans suite auprès des autorités
locales. On peut citer aussi l'impact négatif de l'émigration.
Ces flux de partants ont vidé la région de ses forces
juvéniles actives. Les habitants qui y restent, sont pécuniairement
sous perfusion de ce phénomène qui rapporte gros certes
à la région. C'est pourquoi alors on assiste à
une faiblesse d'initiative, de motivation pour travailler le tourisme.
A cela s'ajoute aussi le manque patent de formation professionnelle
chez les gens qui opèrent dans le domaine. On peut évoquer
à titre indicatif, le secteur hôtelier qui en pâtit
en premier lieu. Ce qui ne suit pas, il faut le souligner, sa forte
offre diversifiée (hôtels classés, auberges,
maisons d'hôtes…) qui aurait pu faire appel à
des ressources humaines aux compétences requises. Il faut
signaler aussi ce problème de pollution de l'environnement,
fort compromettant pour l'esthétique des paysages. Donc c'est
un grand défi, un énorme chantier, qui interpelle
les opérateurs et les acteurs du secteur.
Q
: Concernant votre étude, où en est-on maintenant
?
R:
Je peux vous dire que la grande étape est désormais
réalisée. Le travail de diagnostic est d'une importance
cruciale. Il permet d'avoir une grande visibilité sur le
champ du travail. On sait maintenant ce que Tafraout possède
comme produit et ce qui retient le démarrage du tourisme
dans cette contrée. Un plan d'action nous attend donc; il
sera bientôt disponible. Une sorte de feuille de route qui
permettra d'aller plus loin… Une fois prêt, nous le
soumettrons aux acteurs locaux concernés. Là, je suis
persuadée que la situation actuelle du tourisme dans la région
a besoin d'un travail de fond pour l'améliorer. Et cela ne
peut être atteint si les acteurs locaux n'adhèrent
pas tous à ce projet. C'est vrai toutefois que c'est difficile
de convaincre tout le monde quant à sa pertinence, tant que
chacun tire la couverture à soi. Mais ces opérateurs
bénéficiaires du projet doivent savoir qu'ils ont
intérêt à s'organiser dans des structures associatives
capables de fédérer leurs efforts et donner lieu à
des synergies. Une fois ce stade franchi, on doit s'attaquer au
reste. Il faut mieux peaufiner le produit et formaliser une bonne
offre, le rendre accessible, savoir bien communiquer sur ce produit
pour le vendre, améliorer l'accueil en éradiquant
cette gangrène des faux guides et rabatteurs qui est en train
de miner les efforts déjà consentis dans le domaine,
préserver l'environnement, parier sur la clientèle
individuelle qui s'avère être très prometteuse
pour la région, tant les voyages organisés classiques
ne profitent pas à tous …Ce sont là, grosso
modo, les grandes lignes de ce projet. Sans oublier qu'il faut trouver
aussi, les financements nécessaires pour concrétiser
ce plan, car cela ne sert à rien de faire des études
et les ranger dans les tiroirs de l'oubli. A lire les guides du
Routard, Le Michelin, le Futé etc., ainsi que cette étude
même menée par vous, on a un peu l'impression que ce
sont les autres qui viennent faire un travail qui incombe au ministère,
à la Fédération du tourisme, aux acteurs et
opérateurs du secteur. C'est vrai, c'est un peu cela !. Mais
je peux vous dire comment ça s'est construit à la
base en France. C'est un peu la même chose. Ce sont les gens
du coin qui ont travaillé leurs régions. Cependant,
que des étrangers viennent découvrir et fassent découvrir
votre région, c'est une chance qu'il faut saisir. C'est vrai
qu'ils ont leurs clientèles, leurs visions…. Toutefois,
les expériences en la matière en France ont montré
que si l'initiative vient d'en bas, elle réussit. Contrairement,
si un tel travail est catapulté d'en haut, ce n'est pas évident
que ça prenne. Vous avez un exemple édifiant pas très
loin de Tafraout, celui d'Imouzzar Idaoutanane. Le projet du PAT
le concernant fignolé par le ministère, trouve du
mal à se concrétiser. Et pour cause !. Les opérateurs
et les acteurs locaux n'y sont pas tout simplement associés.
Donc, c'est aux acteurs tafraoutis de s'organiser, de montrer ce
qu'ils ont et ce qu'ils peuvent faire pour développer le
tourisme dans leur région. C'est ainsi qu'ils parviendront
à imposer leur destination dans les brochures et sites du
ministère et autres organismes de promotion touristique.
On constate une montée en flèche des investissements
dans le domaine de l'hôtellerie dans la région (hôtels,
auberges, maisons d'hôtes, camping…), des structures
d'accueil fortement consommatrices d'eau (douches, piscines, jardins…),
alors que la région est connue pour ses déficits structurels
en ressources hydriques. Qu’en pensez-vous? C'est vrai. C'est
une problématique que nous n'avons pas trop appréhendée.
Cela nous renvoie à penser aux soucis du tourisme durable
qui cherche à concilier les « tyranniques » exigences
des objectifs économiques du développement touristique,
et ce, sans compromettre les ressources indispensables à
son existence. Le concept des PAT insiste aussi sur la préservation
des ressources naturelles des populations locales. Et cela, à
mon avis, doit commencer par la sensibilisation des voyageurs à
cette question cruciale. Je pense que les touristes qui choisissent,
pour voyager, de le faire dans le cadre d'un tourisme solidaire
et rural, sont acquis à cette idée. Et tant qu'on
y est, je veux évoquer un autre aspect cette fois-ci d'atteinte
à l'environnement. Ce n'est autre que la pollution de la
nature; laquelle s'avère être doublement, une pollution
visuelle. C'est désolant, on ne se gêne pas à
s'improviser des décharges d'ordures un peu partout dans
la nature. Et la décharge de la ville de Tafraout, située
à son entrée, c'est le comble. On regrette en plus
qu'un si joli paysage touristique soit voué ainsi aux gémonies
des écœurantes émanations, des sacs en plastique
enlaidissant les champs attenants, des fumées irrespirables
…. Les collectivités locales, qui sont des acteurs
touristiques primordiaux, sont interpellées par cet état
de fait. On ne peut pas concevoir un développement touristique
sans l'implication de l'action de ces entités institutionnelles.
En France, elles sont très engagées dans ce sens et
le résultat ne s'est pas fait attendre. Source: LIBERATION
/ Quotidien National d' Informations.
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